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Bonne reprise à tous après un été différent qui a suivi un printemps très différent des précédents !

De récents articles ont étudié les facteurs de stress des équipes vétérinaires.

Ces articles ordonnent ces « stresseurs » suivant 8 catégories de risques psychosociaux influençant le moral et la santé psychique au travail et donc les résultats de l’établissement vétérinaire

Les conséquences de la crise sanitaire actuelle sur nos entreprises et notre métier n’ont pas été pris en compte car ces articles ont été rédigés avant.

Gageons que nos nouvelles façons de travailler (réduction de la fréquentation des cliniques, port d’un masque, gestes barrières, …) influeront grandement et pour longtemps les vétérinaires, assistants et managers de clinique tant les conséquences individuelles et collectives de cette maladie sont lourdes.

Dans l’étude du Journal of Veterinary Behavior, il est clairement identifié plusieurs facteurs de stress en relation avec la fin de vie des animaux familiers et notamment

  • Gérer des patients en souffrance par la perte de leur animal
  • Être confronté à des clients faisant une demande trop légère d’euthanasie

Dans l’article du Javma,

  • La mort des animaux
  • Les challenges éthiques

sont démontrés en tant qu’anxiogènes pour les professionnels

La promesse d’Anima Care est « se sentir mieux lors de la prise en charge de la fin de vie des animaux familiers ».

Cette promesse s’adresse aux animaux, aux familles et aux équipes vétérinaires en proposant des consommables (telles que les housses mortuaires), des outils de communication, des formations permettant de rendre ces actes plus doux, plus riches, à tout le moins différents d’avant.

Cette promesse ne veut pas dire que l’actuelle prise en charge de fin de vie se passe mal et qu’Anima Care vient sauver la planète vétérinaire !

Cette promesse dit que chacun d’entre nous a le droit, au quotidien, sur le terrain, de se faire du bien pour être un peu plus fier de son travail, s’enorgueillir d’une satisfaction client un peu augmentée par l’utilisation de nouveaux outils qui font bien et font du bien.

Et si cette crise nous apprenait cela ?

Se faire plaisir en innovant …

Renforcer le sens de ces actes chargés en émotion …

Prendre le droit de se faire du bien …

Et si la bienveillance créait du sens, de la valeur et des revenus, pourrions-nous dire alors qu’un vétérinaire heureux est un vétérinaire performant ?

Et si prendre le droit de se faire du bien, de se faire plaisir, d’être bienveillant devenait un devoir que l’on se doit, pour soi et pour les autres, ne serait-ce une chouette révolution ?

 

Bibliographie

Burnout, somatic complaints, and suicidal ideations among veterinarians: Development and validation of the Veterinarians Stressors Inventory.” J. Vet. Behav., 2020, vol. 37, p. 48-55.

Development of a taxonomy of practice-related stressors experienced by veterinarians in the United States; JAVMA • Vol 252 • No. 2 • January 15, 2018 ; 227-233